Le Président de la République, Kaïs Saïed, a reçu dans l’après-midi du mardi 9 décembre, au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri.
La rencontre a porté sur plusieurs dossiers, notamment sur l’état d’avancement de l’action gouvernementale ainsi que sur le fonctionnement de nombreux services publics. À cette occasion, le Chef de l’État a réitéré son appel ferme à une cohérence totale au sein de l’équipe gouvernementale, tout en constatant que plusieurs établissements publics continuent de fonctionner en deçà des attentes.
Kaïs Saïed a souligné que certains responsables n’ont toujours pas intégré que la Tunisie a entamé une nouvelle étape de son histoire, débarrassée, selon ses termes, des réseaux de corruption. Il a précisé que l’État ne cherche pas à se venger, mais qu’il est du devoir des institutions de combattre la corruption et le gaspillage de l’argent public.
Le Président a dénoncé ce qu’il a qualifié de paradoxe. Ceux qui ont participé à la corruption tentent aujourd’hui de se présenter comme des victimes. « Chaque jour, des masques tombent », a-t-il affirmé. Il a insisté sur l’urgence de s’appuyer sur des responsables qui placent l’intérêt de la nation au-dessus de tout, des profils intègres, constants dans leurs positions, insensibles aux pressions et aux tentations, et refusant toute ingérence dans les affaires internes du pays.
Kaïs Saïed a rappelé que le peuple tunisien n’accorde qu’une seule véritable reconnaissance : celle qui passe par la fin des causes d’exclusion, de pauvreté et par l’éradication des réseaux de corruption, où qu’ils se trouvent. Il a lancé un avertissement sans détour : ceux qui ne tirent pas les leçons du passé seront rattrapés par ce qui arrive.