La Banque mondiale anticipe une croissance modérée à moyen terme

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L’économie tunisienne devrait enregistrer une croissance moyenne de 2,4 % sur la période 2026-2027. Cette projection est avancée par la Banque mondiale, qui identifie les secteurs du tourisme et de l’agriculture comme principaux soutiens à cette expansion. Cependant, cette évolution reste conditionnée par la persistance de contraintes structurelles.

La croissance à moyen terme devrait ainsi rester modérée en raison d’un environnement financier contraint et d’obstacles à l’entrée sur le marché. Par ailleurs, l’incertitude croissante concernant le commerce mondial et la disponibilité limitée des financements extérieurs pourraient peser sur la stabilité macroéconomique. La Banque mondiale estime donc que les perspectives pourraient s’améliorer si le pays met en œuvre des réformes visant à renforcer sa politique budgétaire et à moderniser les entreprises publiques.
Concernant les finances publiques, l’institution prévoit une stabilisation à moyen terme. Le déficit budgétaire devrait ainsi diminuer pour atteindre 4,4 % du PIB en 2027. Cette trajectoire s’inscrit dans une tendance à l’assainissement, le déficit étant passé de 9 % du PIB en 2020 à 6,3 % en 2024. Le gouvernement a engagé un processus de consolidation, comme en témoigne la progression des recettes au cours des huit premiers mois de 2025. Les autorités sont également parvenues à contenir la croissance de la masse salariale du secteur public, laquelle reste toutefois élevée selon les standards internationaux.

La dette publique devrait connaître une légère baisse, passant de 84,5 % du PIB en 2024 à 83,6 % en 2027. Cette évolution fait suite à une augmentation significative, la dette étant passée de 68 % du PIB en 2019 à 84,5 % en 2024. Lodewijk Smets, économiste de la Banque mondiale pour la Tunisie, a indiqué que le pays s’appuie de plus en plus sur le financement interne. Il a qualifié cette orientation de résultat concret des actions gouvernementales dans la stabilisation du niveau d’endettement public. Pour 2025, la Banque mondiale table sur un déficit budgétaire de 5,7 % du PIB, avec une augmentation modérée des subventions et de la masse salariale, couplée à une hausse modérée des recettes fiscales.

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