L’affaire de la mort d’Abdelkader, dit Hassen, Dhibi continue de susciter la polémique. Le jeune homme originaire de Kasserine a été abattu par la police française à Marseille, le 2 septembre dernier, après une altercation violente. Touché par plusieurs balles, il n’a pas survécu à ses blessures.
Mercredi 10 septembre, son frère Abdelwahed Dhibi a annoncé, dans une déclaration à Mosaïque FM, que la famille engageait les démarches juridiques nécessaires pour poursuivre les responsables de la fusillade. Il a précisé qu’elle se rendra ce jeudi 11 septembre à Tunis afin de finaliser le dépôt de plainte et enclencher une procédure judiciaire contre les agents impliqués.
La mort de Dhibi, survenue dans des circonstances encore controversées, a déclenché de vives réactions en Tunisie. Sa famille, tout comme plusieurs organisations de défense des droits humains, dénoncent un recours « disproportionné » à la force et exigent que la lumière soit faite sur cette affaire.
De son côté, l’État tunisien a réagi avec fermeté. Le ministère des Affaires étrangères a convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade de France à Tunis, dénonçant un « meurtre injustifié » et réclamant une enquête rapide et transparente. Le président Kaïs Saïed a également ordonné aux représentations diplomatiques tunisiennes en France de suivre de près le dossier et d’assurer l’assistance nécessaire à la famille du défunt.