Le secrétaire général adjoint de la Fédération générale de l’enseignement de base, Taoufik Chebbi, a déclaré à Réalités Online que la grève générale observée aujourd’hui dans les écoles primaires s’inscrit dans le cadre de la défense du droit syndical, du droit à la négociation collective et des acquis du secteur que le ministère de l’Éducation a remis en question, selon ses propos.
Lors d’un rassemblement de protestation organisé ce mardi devant le siège du Commissariat régional de l’éducation de Sfax 1, Chebbi a affirmé que cette grève constitue « une grève de la dignité et de la reconnaissance », une réponse à un ministère qui a reculé sur plusieurs acquis fondamentaux, à commencer par le droit syndical et le droit à la négociation, garantis par la Constitution.
Il a également dénoncé la remise en cause du mouvement des instituteurs, du mouvement réglementaire des directeurs d’école, ainsi que du poste d’adjoint de direction, particulièrement dans les établissements accueillant plus de 1 200 élèves.
Le syndicaliste a ajouté que parmi les autres reculs enregistrés figure la question des promotions, qui étaient traditionnellement publiées au début du mois d’octobre chaque année, mais qui sont désormais retardées d’un à deux ans, sans effet financier immédiat pour les enseignants concernés.
Selon lui, le ministère des Finances justifie ce retard par l’absence de crédits disponibles. Il a également dénoncé le non-respect du procès-verbal de la réunion du 1er mars 2021 et le gel du dossier de reclassement professionnel, parmi d’autres revendications sectorielles.
Taoufik Chebbi a rappelé l’urgence d’améliorer la situation matérielle des enseignants, soulignant que la précarisation croissante de leur statut compromet la qualité de l’enseignement et la stabilité du système éducatif.
À noter que le secteur de l’enseignement primaire a observé ce mardi 7 octobre 2025 une grève générale nationale, amorcée par une manifestation devant le siège du Commissariat régional de l’éducation de Sfax 1, suivie d’une marche des enseignants et des syndicalistes en direction du gouvernorat de Sfax.