Dans un tournant diplomatique majeur, le président français Emmanuel Macron a annoncé ce jeudi que la France reconnaîtra officiellement l’État de Palestine, réaffirmant ainsi son engagement “en faveur d’une paix juste et durable au Proche-Orient”. Cette décision sera annoncée solennellement en septembre prochain, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies.
Dans un message publié sur sa page Facebook, le président français a souligné que l’urgence actuelle est d’obtenir un cessez-le-feu immédiat à Gaza, de secourir la population civile, et d’œuvrer à une sortie durable du conflit israélo-palestinien. Il a insisté sur la nécessité “de libérer tous les otages, de fournir une aide humanitaire massive à Gaza, et d’engager un processus de reconstruction dans une région ravagée par des mois de guerre”.
Macron a également précisé les conditions d’un règlement politique durable : la démilitarisation du mouvement Hamas, la sécurisation de Gaza, et surtout la construction “d’un Etat palestinien viable, capable d’assurer sa propre stabilité” tout en reconnaissant pleinement l’Etat hébreu et en contribuant à la sécurité de toute la région.
Cette reconnaissance de l’Etat palestinien, réclamée depuis longtemps par plusieurs acteurs de la société civile française, intervient dans un contexte particulièrement tendu, alors que la guerre à Gaza a causé des milliers de martyrs et une catastrophe humanitaire sans précédent.
Le président français a affirmé que cette décision faisait suite aux engagements clairs pris par le président de l’Autorité palestinienne lors de leurs échanges récents. Il a ajouté lui avoir adressé une lettre exprimant sa détermination à aller de l’avant dans ce processus.
En appelant à la paix, la France réaffirme son soutien à une solution à deux États, seule voie, selon elle, pour garantir la coexistence pacifique entre Israéliens et Palestiniens. Elle tente ainsi de se positionner comme acteur crédible et influent sur la scène diplomatique internationale, aux côtés de ses partenaires européens et des grandes puissances.
« Il n’y a pas d’alternative », a déclaré le président. « Les Français veulent la paix au Proche-Orient. Il nous appartient, à nous Français, avec les Israéliens, les Palestiniens, nos partenaires européens et internationaux, de démontrer que c’est possible. »