La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) a considéré dans un communiqué publié vendredi sur sa page Facebook que la décision des autorités de suspendre les activités de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) pour une durée d’un mois, constitue “une atteinte grave à la liberté d’association et remet en cause l’indépendance du mouvement féministe et de la société civile en Tunisie”.
Pour la LTDH, l’Association tunisienne des femmes démocrates est reconnue pour son engagement en faveur des droits des femmes, de l’égalité et de la justice sociale. L’organisation a joué, selon la LTDH, un rôle national important dans la défense des acquis de la révolution et de la Constitution, ainsi que dans la lutte contre toutes les formes de violence et de discrimination à l’égard des femmes.
La LTDH estime que cette décision s’inscrit “dans un contexte plus large de restrictions croissantes visant les acteurs de la société civile et les défenseurs des droits et des libertés”.
L’organisation n’ a pas manqué l’occasion pour réaffirmer son refus de toute tentative visant à faire taire les voix féministes indépendantes, estimant que “porter atteinte à une association historique comme l’ATFD revient à s’en prendre à l’ensemble du mouvement féministe et des défenseurs des droits humains en Tunisie et au-delà”.
Rappelons que
Les autorités ont décidé de suspendre pour un mois les activités de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), selon une notification adressée cette semaine à l’organisation. Cette mesure découle de « manquements » au décret-loi n°88 encadrant les associations. De son côté, l’ATFD a contesté ces motifs, affirmant avoir déjà régularisé l’ensemble des remarques formulées par la présidence du gouvernement depuis octobre 2024 et qualifiant la suspension d’« injustifiée et arbitraire ».
Cette décision a par ailleurs suscité de vives polémiques au sein de la société civile.