La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) a exprimé, ce mercredi, sa « profonde inquiétude » face à la détérioration alarmante de l’état de santé du détenu politique Jawhar Ben Mbarek, incarcéré dans le cadre de l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État ».
Selon le communiqué de la LTDH, Ben Mbarek observe depuis le 29 octobre un jeûne total – sans nourriture, ni eau, ni traitement médical – pour dénoncer la poursuite de ce qu’il qualifie de « détention arbitraire » et de « procès politique dépourvu des garanties les plus élémentaires d’un jugement équitable ».
L’organisation dénonce le silence des autorités face à la gravité de la situation et y voit « un recul dramatique des droits humains en Tunisie et un retour à des pratiques répressives d’un autre temps ».
Dans son texte, la LTDH :
Tient les autorités exécutives et judiciaires pleinement responsables de la vie et de l’intégrité physique de Jawhar Ben Mbarek, fustigeant « la politique d’indifférence et de déni » adoptée par le pouvoir.
Exige la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes détenues pour leurs opinions ou engagements politiques, et leur garantie d’un procès public équitable, sans pression sur les magistrats ni instrumentalisation de la justice.
Rappelle le droit fondamental des prisonniers à la santé et à la dignité, conformément aux lois nationales et aux conventions internationales ratifiées par la Tunisie.
Appelle la société civile et les forces démocratiques à unir leurs efforts pour défendre la liberté, la dignité et résister à la politique d’intimidation et de restriction des libertés.