Le président français Emmanuel Macron a annoncé devant l’Assemblée générale des Nations Unies la reconnaissance par la France de l’État de Palestine. Cette déclaration intervient alors que l’intensification du génocide palestinien mené par Israël dure depuis plus de vingt mois, créant une situation humanitaire décrite comme critique par plusieurs organisations internationales. Le chef de l’État a qualifié cette reconnaissance de nécessaire pour préserver la solution à deux États, tout en affirmant que cette décision constituait également un revers pour le Hamas.
Cette position diplomatique contraste avec les relations économiques et militaires que la France continue d’entretenir avec Israël. Une plainte a été déposée contre la société française Eurolinks, accusée de livrer des composants militaires à une entreprise israélienne d’armement. Cette affaire révèle la complexité des relations franco-israéliennes, où les prises de position diplomatiques s’accompagnent du maintien d’échanges commerciaux dans le secteur de la défense.
La position française concernant les mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a évolué. Après avoir initialement indiqué qu’elle appliquerait ces mandats, la France a finalement soutenu que Netanyahu bénéficiait d’une immunité, Israël n’étant pas État partie à la CPI. Cette position a suscité des critiques, certains y voyant un traitement différencié par rapport au mandat visant le président russe Vladimir Poutine.
La France n’a pas dénoncé l’accord commercial entre l’Union européenne et Israël, bien qu’elle ait soutenu une révision de cet accord pour examiner le respect par Israël de ses obligations en matière de droits de l’homme. Cette approche illustre la recherche d’un équilibre entre principes affichés et réalités géopolitiques, alors que le conflit continue de faire des victimes civiles.
MBY