La Tunisie cherche à développer ses exportations de fleurs vers l’UE

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Les producteurs floraux du Nord-Ouest tunisien se positionnent pour accéder aux marchés européens, portés par un savoir-faire ancestral et des conditions climatiques favorables. Cette région, longtemps marginalisée sur le plan économique, pourrait trouver dans cette filière une opportunité de développement significative.

Avec seulement 1 500 hectares consacrés à la culture des fleurs coupées, la Tunisie dispose pourtant d’atouts comparatifs indéniables. La proximité géographique avec l’Europe, permettant un transport rapide vers les marchés cibles, constitue un avantage majeur. Les variétés locales, adaptées au climat méditerranéen, présentent des caractéristiques particulièrement appréciées par les fleuristes européens.

Les roses, œillets et glaïeuls tunisiens commencent à se faire une place dans un marché européen estimé à plus de 12 milliards d’euros annuels.

L’accès au marché européen nécessite cependant une modernisation des techniques de production et une meilleure organisation de la filière. Les producteurs tunisiens doivent se conformer aux normes phytosanitaires strictes de l’Union européenne tout en maintenant leur compétitivité prix. Des projets pilotes menés dans la région du Nord-Ouest montrent que des améliorations techniques simples peuvent augmenter significativement la productivité et la qualité.

L’enjeu consiste désormais à passer d’une production artisanale à une véritable industrie florale capable de répondre aux exigences du marché international.

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