La Tunisie a réitéré, ce samedi 29 novembre 2025, son soutien total, constant et sans condition au peuple palestinien, à l’occasion de la commémoration de la Journée mondiale de solidarité avec le peuple palestinien, organisée à l’Académie diplomatique internationale de Tunis en présence de diplomates, de représentants des Nations unies et de responsables palestiniens.
Dans un discours, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, aa affirmé que la Tunisie continue de porter cette cause « dans son cœur, sa conscience et son engagement politique », près de cinquante ans après l’instauration de cette journée par l’Assemblée générale de l’ONU.
Le chef de la diplomatie tunisienne a rendu un hommage appuyé à la résilience du peuple palestinien, de Gaza à la Cisjordanie, en passant par Al Qods, estimant que ce peuple, arraché à sa terre mais jamais à son identité, incarne une leçon universelle de dignité, d’endurance et de résistance face à une machine de guerre monstre qui n’a pas réussi à briser sa volonté.
Mohamed Ali Nafti a estimé que seule une pression internationale réelle peut ouvrir la voie à la fin de l’occupation, à la levée du blocus, au droit au retour et à l’autodétermination.
S’appuyant sur l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice du 19 juillet 2024, le ministre a rappelé que la juridiction internationale a établi l’illégalité de la présence de l’occupant, exigé l’arrêt de la colonisation, l’évacuation des colonies, la restitution des terres et la réparation des préjudices. Il a dénoncé le fossé persistant entre ces décisions et leur application concrète.
La Tunisie a appelé la communauté internationale à cesser l’hypocrisie diplomatique et à assumer pleinement ses responsabilités juridiques et morales, en mettant fin au soutien financier, politique et militaire accordé à l’entité occupante, et en traduisant ses crimes devant la justice internationale.
Mohamed Ali Nafti a également exigé la protection effective des agences onusiennes, la levée immédiate du blocus, l’accès sécurisé à l’aide humanitaire et le respect strict du droit international humanitaire, avertissant contre la banalisation des violations et le sabotage systématique de l’action humanitaire.
Abordant le dossier de la reconnaissance internationale, la Tunisie a rappelé que la Palestine est aujourd’hui reconnue par près de 160 États, et que son admission en tant que membre à part entière de l’Organisation des Nations unies ne peut plus être indéfiniment bloquée. Il a appelé le Conseil de sécurité à traduire en acte la résolution de l’Assemblée générale du 10 mai 2024, qui a reconnu l’éligibilité pleine et entière de la Palestine à cette adhésion.
« Le droit peut être étouffé, mais il finit toujours par se faire entendre », a conclu le ministre, réaffirmant que le soutien de la Tunisie aux droits inaliénables du peuple palestinien ne sera ni affaibli par le temps, ni négociable sur l’autel des équilibres géopolitiques.
Crédit photos : Riadh Sahli


















