L’affaire « Zina et Zizou savent dire non » : l’éditeur Belgacem Belgaroui réplique face aux critiques

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Belgacem Belgaroui

Belgacem Belgaroui est le fondateur et directeur des Éditions Kitabi, une maison d’édition reconnue pour son engagement en faveur de la littérature jeunesse et de la pédagogie. Avec plus de 25 ans d’expérience, cet universitaire chevronné a développé plusieurs collections éducatives, dont la série « Cultures de l’enfance », composée de sept titres, parmi lesquels « Zina et Zizou savent dire non », récemment au centre d’une polémique.
Face à la controverse entourant ce dernier titre, il a vivement défendu, dans une déclaration accordée à Réalités Online, l’intention éducative du récit, dénonçant un « procès gratuit et injuste » mené sur les réseaux sociaux et dans certains médias. Pour lui, l’objectif est clair : protéger les enfants et leur offrir des outils pour se défendre face aux situations de vulnérabilité, tout en éveillant leur conscience sur « des réalités souvent tues ».
Belgacem Belgaroui a tenu à rappeler que l’objectif central du livre est de lever le voile sur les « non-dits et de sensibiliser les enfants à l’intégrité de leur corps et de leur esprit ». Le récit vise à fournir aux jeunes les outils pour se protéger et éviter d’être durablement marqués par « des expériences traumatisantes, pouvant les conduire à un isolement ou un déséquilibre psychologique à long terme ».
Le fondateur de « Éditions Kitabi », un projet familial, incarnant la vision et les convictions d’une famille qui œuvre de concert pour promouvoir la culture et la littérature jeunesse,  a également critiqué le « traitement superficiel de cette question dans les médias », soulignant que le sujet « a été abordé sans consultation de l’éditeur ni d’experts compétents » capables d’évaluer l’impact pédagogique et psychologique de l’ouvrage. « La manière dont ce sujet a été traité peut induire en erreur des publics ayant un faible niveau scolaire ou culturel », a-t-il insisté.
Pour Belgacem Belgaroui, la sensibilisation reste le leitmotiv de ce récit, et il n’a pas hésité à qualifier le traitement médiatique dont il a fait l’objet de « crime plus que parfait », dénonçant une approche qui, selon lui, « détourne l’attention des véritables enjeux éducatifs et protecteurs de l’œuvre ».
Rappelons que la série « Cultures de l’enfance », éditée en arabe et en français, a été publiée conjointement par Éditions Kitabi et Michel Lafon Éducation, en collaboration avec l’UNESCO et l’ADEA

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