L’Algérie a présenté son projet de loi de finances pour 2026, qui prévoit des dépenses publiques de 16 861,5 milliards de dinars, équivalant à 131 milliards de dollars. Ce budget constitue le plus élevé de l’histoire du pays et marque une augmentation significative par rapport à l’exercice précédent. Le texte a été établi par le gouvernement et consulté par l’agence ANSA.
Les dépenses militaires atteignent 3 505,28 milliards de dinars, soit 27,17 milliards de dollars, ce qui représente une hausse d’environ 2 milliards de dollars par rapport à 2025. Parallèlement, les recettes de l’État sont estimées à 8 000 milliards de dinars, correspondant à 62 milliards de dollars. Les subventions publiques totaliseront 5 753 milliards de dinars, dont 420 milliards de dinars sont spécifiquement destinés aux allocations de chômage. En conséquence, le déficit prévu pour 2026 s’élève à 8 861 milliards de dinars, soit 69 milliards de dollars, contre 62 milliards de dollars en 2025.
Le budget n’introduit pas de nouvelles taxes, mais renforce les dispositifs de lutte contre l’évasion fiscale. Cette économie informelle est évaluée entre 50 et 60 milliards de dollars. Concernant les hydrocarbures, le cadre macroéconomique 2026-2028 retient un prix de référence du baril à 60 dollars, avec une hypothèse de prix de marché à 70 dollars. Les volumes d’exportation d’hydrocarbures devraient baisser de 2% en 2026, puis de 0,5% en 2027 et de 2,7% en 2028. Malgré cette contraction, la croissance économique est projetée à 4,1% en 2026, puis à 4,4% en 2027 et 4,5% en 2028.
176