L’Algérie développe de nouvelles connexions aériennes et maritimes afin de consolider sa position dans les échanges entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie. Cette orientation a été confirmée par le ministre des Transports, Said Sayoud, dans le cadre de la préparation de la Foire commerciale intra-africaine d’Alger. Il a déclaré que cette initiative permettrait au pays de s’affirmer comme une porte d’entrée vers le continent africain et un acteur des échanges mondiaux.
Le ministère des Transports mobilise l’ensemble de ses outils économiques, en particulier ses ports, pour mettre en avant les capacités algériennes en matière de transport maritime. Des discussions sont engagées avec les opérateurs afin d’organiser le transport de marchandises vers les pays africains riverains, à l’est comme à l’ouest. Par ailleurs, le transport terrestre représente déjà un volume significatif, avec 2 500 bus acheminant des marchandises chaque année par voie routière.
Dans le domaine aérien, la compagnie Air Algérie a ouvert de nouvelles lignes vers plusieurs capitales africaines et renforce ses services de fret. Ces développements soutiennent la formation de partenariats économiques dans le secteur des transports.
La position géographique de l’Algérie lui permet de se présenter comme un pont entre l’Afrique et l’Europe. Un programme de connexion avec les pays africains est en cours de déploiement, commençant par une liaison avec Nouakchott. Une nouvelle route maritime est également à l’étude ; elle relierait l’Algérie à la Tunisie, la Libye, l’Égypte, l’Arabie Saoudite et le Qatar.
Une récente visite au port de Salalah, à Oman, a permis d’examiner la possibilité d’une liaison maritime directe. L’objectif est de permettre aux entreprises algériennes de bénéficier des échanges entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe du Sud.