Le bloc parlementaire de la Ligne nationale souveraine a exprimé mercredi 4 février son rejet catégorique de l’arrestation de son membre, le député Ahmed Saidani. Dans un communiqué, le bloc a qualifié la mesure de « contraire aux règles juridiques » et a estimé que le député, connu et facilement joignable, aurait pu être convoqué sans recourir à une interpellation. Les autorités judiciaires et sécuritaires ont été appelées à respecter les procédures légales, tandis que la présidence de l’Assemblée et son bureau ont été tenues pour responsables de la protection de leur collègue. Le bloc a également affirmé qu’il utiliserait tous les moyens légaux et légitimes pour défendre Ahmed Saidani.
L’élu a été arrêté selon son avocat Houssem Eddine Ataya sur la base de l’article 86 du Code des télécommunications, qui punit d’un à deux ans de prison et d’une amende de 100 à 1 000 dinars quiconque nuit sciemment à autrui ou perturbe sa tranquillité à travers les réseaux publics de communication.