Le Brent au plus haut depuis août

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Les prix du brut enregistrent leur deuxième hausse consécutive, portant le Brent à son niveau le plus élevé depuis août. Les investisseurs réagissent à l’escalade des tensions militaires dans le Golfe et à l’absence d’avancées dans les négociations diplomatiques. Le détroit d’Ormuz, par où transite 20 % du pétrole mondial, se trouve au cœur des préoccupations. Les cours pétroliers poursuivent leur ascension pour la deuxième séance d’affilée. Le Brent pour livraison en avril s’échange à 71,23 dollars le baril, en hausse de 1,25 %. Dans le même temps, le West Texas Intermediate pour livraison en mars atteint 65,97 dollars le baril, soit une progression de 1,41 %. Ces niveaux n’avaient plus été observés depuis le mois d’août.

Les pourparlers qui se sont tenus cette semaine à Genève entre Américains et Iraniens n’ont produit que des avancées relatives. La Maison Blanche a indiqué que des divergences persistent sur plusieurs points. L’administration américaine s’attend à ce que Téhéran fournisse davantage de détails au cours des deux prochaines semaines. Par ailleurs, le vice-président JD Vance a confirmé que Washington évalue actuellement s’il convient de poursuivre la voie diplomatique ou de se tourner vers d’autres options.
L’Iran a émis un avis aux navigateurs aériens signalant son intention de procéder à des tirs de missiles dans des zones du sud du pays. Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire en déployant des navires de guerre près des côtes iraniennes. Les marchés redoutent désormais un échec des négociations sur le programme nucléaire iranien, qui déboucherait sur un conflit ouvert au Moyen-Orient.
Une telle issue entraînerait presque inévitablement la fermeture du détroit d’Ormuz. Cette voie de passage stratégique contrôle environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole. Qui plus est, les traders intègrent désormais cette hypothèse dans leurs cotations, ce qui soutient la tendance haussière des prix.
D’autre part, le dernier cycle de pourparlers de paix entre l’Ukraine et la Russie s’est achevé sans progrès significatif. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé Moscou de faire obstruction aux efforts menés par les États-Unis pour mettre fin à la guerre. Par conséquent, les sanctions occidentales frappant le secteur pétrolier russe devraient être maintenues.
Cette persistance du conflit aux portes de l’Europe entretient l’incertitude sur les approvisionnements énergétiques. Les marchés intègrent également cette donnée dans l’évaluation des risques pesant sur l’offre mondiale.
Les opérateurs attendent désormais la publication des données hebdomadaires sur les stocks de pétrole brut aux États-Unis. Bien que les investisseurs suivent de près l’évolution de l’offre liée aux tensions géopolitiques, les tendances de la demande américaine pourraient influencer les prochaines fluctuations des prix. Les États-Unis restent le premier consommateur mondial de pétrole.

En plus des facteurs géopolitiques, les chiffres des stocks américains fourniront une indication sur la vigueur de la demande. Une baisse des stocks conforterait la tendance haussière, tandis qu’une augmentation pourrait tempérer l’enthousiasme des acheteurs.

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