Des milliers de jeunes, disponibles, présents, territoriaux, que l’économie formelle n’a jamais su lire. SIKA vient de leur donner une valeur marchande. C’est plus qu’une campagne.
L’initiative « The Hittists » lancée par Sika, une marque de produits d’adhésion et de construction, qui, propose un modèle aussi simple que sous-exploité
: des jeunes ancrés dans leurs quartiers, connus de leurs voisins, présents à des heures stratégiques, deviennent des supports médias de proximité pour la marque et accèdent en contrepartie à une formation dans le bâtiment. La transaction est claire. Les deux parties y gagnent quelque chose de concret.
UNE FRONTIÈRE DE VISIBILITÉ, PAS DE COMPÉTENCES
Ces jeunes ne sont pas captables par les outils conventionnels du marché du travail. Ils ne consultent pas les offres d’emploi. Ils ne font pas de CV. La frontière entre eux et le secteur formel n’est pas principalement une frontière de compétences, c’est une frontière de visibilité mutuelle.
S’ils ne voient pas le marché formel, le marché formel ne les voit pas. LA PLATEFORME COMME INTERFACE DE TRADUCTION
Ce que hittists.com fait, techniquement, c’est créer une interface entre deux économies qui ne se parlaient pas.
D’un côté, un jeune avec une présence territoriale forte et une disponibilité réelle. De l’autre, une marque avec un besoin de communication de proximité et un secteur du bâtiment qui manque structurellement de main-d’œuvre qualifiée.
Ce n’est pas de la charité déguisée. C’est un marché créé là où il n’y en avait pas, en articulant deux offres qui ne s’étaient encore jamais rencontrées.