L’expert économique Ridha Chkoundali a commenté les conclusions du dernier rapport de la Cour des comptes, remis jeudi au président de la République Kaïs Saïed, révélant que 11 entreprises publiques ont enregistré des pertes cumulées de 1 070 millions de dinars.
Plus de la moitié de ces pertes proviennent de Tunisair, de l’Office de la marine marchande et des ports, soulignant selon Chkoundali la nécessité de réviser certaines législations, notamment la loi sur les marchés publics, souvent considérée comme un maillon faible dans la gestion des entreprises publiques.
L’expert a pointé du doigt la mauvaise gouvernance de ces institutions. « Comment expliquer que des entreprises privées du même secteur affichent de hauts bénéfices alors que certaines entreprises publiques subissent d’importantes pertes tout en offrant des avantages très généreux à leurs employés ? », a-t-il interrogé.
Cette situation pèse directement sur le citoyen tunisien, qui paie pour ces déficits sans bénéficier de services de qualité ni de tarifs raisonnables.
Chkoundali a rappelé également que l’Etat contribue en partie au problème en manquant à ses engagements financiers envers certaines entreprises publiques. Selon lui, il est urgent de mettre fin à ces dysfonctionnements et d’adopter une vision globale pour renforcer le rôle social de l’État et améliorer la qualité des services publics.