Le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger a présenté son projet de budget pour 2026 devant le Conseil National des Régions et des Districts. Cette présentation intervient dans le cadre de l’examen annuel des finances de l’État.
L’enveloppe totale allouée au ministère est ainsi fixée à 370,1 millions de dinars pour l’année 2026. Ce montant représente une augmentation par rapport au budget de 2025, qui était de 366,6 millions de dinars. La hausse est donc de 3,5 millions de dinars. Cette dotation financière sera répartie entre trois programmes distincts. Ces programmes concernent le travail diplomatique, le travail consulaire et l’accompagnement des Tunisiens à l’étranger, ainsi que les fonctions de direction et de soutien.
Le ministre a précisé que les constantes de la diplomatie tunisienne restent ancrées sur l’indépendance de la décision nationale et le principe de réciprocité. Par conséquent, la diplomatie économique constitue un axe central de l’action gouvernementale. Elle vise notamment à attirer les investissements et à diversifier les partenariats. Dans cette optique, la Tunisie cherche à réviser son accord de partenariat avec l’Union Européenne. Parallèlement, le ministère œuvre à l’amélioration des services pour les Tunisiens à l’étranger. Le projet « E-Consulat » en est une illustration concrète. De plus, une révision de la carte consulaire est envisagée pour ouvrir de nouveaux bureaux. Enfin, la création d’une salle d’opérations pour le suivi des citoyens expatriés est prévue.
Concernant l’immigration irrégulière, le ministre a insisté sur une approche globale. Cette approche est basée sur la coordination avec les pays voisins et les organisations internationales. L’objectif est de traiter les causes profondes du phénomène et de faciliter le retour volontaire ainsi que la réintégration des migrants. De leur côté, plusieurs députés ont salué les positions diplomatiques de la Tunisie. Cependant, ils ont appelé à une augmentation des crédits du ministère et à l’amélioration des conditions de travail dans les missions à l’étranger. Ils ont également suggéré d’activer les diplomatiques culturelle et environnementale. Leurs propositions incluent l’adoption du visa électronique et la création d’une carte d’investissement numérique pour promouvoir les opportunités dans les régions.