Le mur

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Pour les sionistes, le mur des Lamentations, pilier des prières génocidaires, assure la fonction dévolue à mosmar Jha planté en territoires occupés. Avant de proclamer son plan de paix, le président américain fustigeait la reconnaissance d’un État palestinien. Selon ce malappris, cette proposition, une lubie, fut avancée « pour la galerie ». Auparavant, Netanyahu, non moins crétin, répétait, soir et matin, « La Judée-Samarie nous appartient. » Mais que signifie sa Judée-Samarie ?
Par sa notoire « Déclaration », le comte écossais Arthur Balfour, de sinistre mémoire, fonde, en 1917, l’implantation d’un foyer juif en Palestine, alors sous mandat britannique, sans, pour autant, préconiser l’évacuation de Palestiniens au profit des nouveaux implantés. Pareille décision contredit la prescription de la thora dans la mesure où, par définition, « le peuple errant » n’admet guère une fixation. Mais Netanyahu, le sadique, prend de la religion ce qui arrange sa politique machiavélique. La Judée fut province du sud de la Palestine à l’ère gréco-romaine. La Samarie, ville fondée aux alentours de 880 avant JC. Au centre de la Palestine, sera démolie en 721 avant J.C. par Sargon II. Quelle est donc, aujourd’hui, la représentation manichéenne de cette histoire ancienne ?
Dans l’ouvrage titré « Un juif pas très catholique », Alexandre Minskowki écrit : « J’étais allé voir le mur des Lamentations, plus par curiosité que pour y chercher d’hypothétiques racines ou une foi plus hypothétique encore. Si un reste de foi subsiste quelque part en moi, ce n’est pas la vision d’un vieux pan de mur délabré qui la fera ressurgir, au contraire même, surtout depuis que, au nom de Dieu, Begin revendique la Samarie et la Judée. Le spectacle de ces idolâtres —puisqu’ils adorent un objet matériel auquel ils attribuent des pouvoirs surnaturels— m’indisposa terriblement ». Produit pervers du judaïsme, le sionisme, nimbé de cynisme, élimine l’émancipation pour justifier la déportation, l’usurpation et l’occupation. Plaquer une sacralité sur un objet inanimé cligne vers
ce propos d’Emmanuel Kant : « Nous ne connaissons a priori des choses que ce que nous y mettons nous-mêmes ». Nietzsche, encore plus radical, gomme le scandale : « Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu’elles le sont ». Lui aussi trop sûr de lui, Trump, l’abruti, multiplie les drames au point d’exiger la restitution de Bagram.
L’Afghanistan, fier, l’expédie sur les roses avec sa prose et la fou à lier menace d’infliger des sanctions aux Talibans.Le trublion
assortit sa revendication d’un rappel formel : c’est l’Amérique et non l’Afghanistan qui a bâti la fortification.
Le plus taré des conservateurs américains perd, encore, une occasion de se taire. Car cette base fut utilisée pour attaquer l’adversité afghane jusqu’en 2021 date à laquelle ces Talibans, coriaces, remportèrent la guerre perdue par les envahisseurs américains et leurs laquais occidentaux. Lors de sa visite rendue à l’Angleterre, Trump avait pourtant annoncé l’accord conclu pour l’imminente récupération de Bagram. Avec le mensonge devenu sa deuxième nature, Trump vend la peau de l’ours avant de l’avoir canardé. Récidiviste endiablé, ce mégalomane collectionne les annexions ratées. Le Canada ne badine pas. Bagram le démontre, les bases américaines sabrent la connotation souveraine des nations asservies à l’hyrbis américaine.

Elle classe l’humanité en deux catégories, les surhommes pourvus de veto et les sous-hommes dépourvus de veto. Lorsque Paris, Londres et Berlin réclamaient une libération des otages, LCI présente ainsi la réunion de Charm Echeikh. Les médiateurs mettent en rapport « la délégation israélienne », conduite par Ron Dermer, et les « terroristes » palestiniens dirigés par Khalil Al Haya. Mais, alors, comment accepter de négocier avec des « terroristes » avérés plutôt à embastiller sans autre forme de procès ?     

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