Le pétrole se rapproche des 70 dollars sur fond de craintes sur l’offre

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La semaine dernière a été marquée par un rebond des cours du pétrole sur les marchés internationaux. La progression enregistrée est directement liée à la publication des données sur les réserves américaines, qui ont encore diminué. La baisse des stocks a confirmé les craintes du secteur concernant un resserrement des approvisionnements, poussant les prix à la hausse.

En conséquence, le baril de Brent de la mer du Nord a vu son prix augmenter de 2,38 % pour atteindre 69,224 dollars. Parallèlement, le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a suivi la même tendance, bondissant de 2,44 % à 64,96 dollars le baril, au moment de la mise sous presse. Ces hausses s’inscrivent dans la continuité d’une séance positive enregistrée mardi, où les deux indices avaient déjà gagné au moins un dollar.
En sus des chiffres des stocks, le marché est également sensible aux événements géopolitiques. Ainsi, l’impasse dans les discussions sur la reprise des exportations de pétrole du Kurdistan irakien a contribué à cette pression haussière. De plus, les attaques en cours contre les infrastructures pétrolières russes en Ukraine ont accru les inquiétudes concernant l’approvisionnement mondial, ajoutant une tension supplémentaire sur les cours.

À l’inverse, l’or a connu un repli, perdant 1,07 % sur le marché américain pour s’établir à 3 774 dollars l’once. Sur le marché des changes, le dollar s’est raffermi après des déclarations prudentes du président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, concernant de futures baisses des taux d’intérêt. L’indice du dollar a donc progressé de 0,61 % à 97,86, tandis que l’euro a reculé de 0,67 % pour s’échanger à 1,1737 dollar.
La flambée des prix observée intervient alors que les analyses à plus long terme envisagent un scénario différent. En effet, le marché mondial du pétrole anticipe une augmentation de l’offre couplée à un ralentissement de la demande. L’Agence internationale de l’énergie prévoit dans son dernier rapport que l’offre progressera cette année et pourrait continuer à croître jusqu’en 2026, grâce à une production accrue des pays de l’OPEP+ et des nations extérieures à l’alliance.

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