Le phosphate de Nefta-Tozeur remplacera-t-il celui de Gafsa ?

Alors que la paralysie totale continue à frapper non seulement l’ensemble des sites d’exploitation des mines de phosphates mais aussi les usines de fabrication des produits finis du Groupe chimique à Gabès, la Skhira et Sfax, le ministère de l’Industrie a entrepris les études géologiques et techniques approfondies relatives au gisement de phosphate de Tozeur-Nefta.
Déjà le budget programmé pour les études et l’implantation des infrastructures de base est de 6 millions de dinars.
Le gisement est évalué à 400 millions de tonnes, de quoi permettre une exploitation rentable durant 120 ans.
Il s’agit d’un phosphate de qualité supérieure, existant en surface donc exploitable à ciel ouvert ce qui est moins coûteux et moins pénible.
L’emploi direct pourrait atteindre 2000 salariés. Il n’est pas question de concéder ce projet à une société privée, la priorité étant au secteur public car il s’agit d’un secteur stratégique. L’Etat ayant les moyens d’investir.
Il y a lieu de considérer que le projet comportera non seulement la laverie qui traitera le phosphate brut mais aussi l’usine de fabrication d’acide phosphorique. Ce sera donc un complexe intégré : ainsi tous les emplois relatifs à ce projet seront crées dans la région.
Il faut dire que l’exploitation de ce gisement posera de multiples problèmes relatifs à la protection de l’environnement : ressources en eau, rejets des sous-produits, eaux usées des laveries à évacuer, émanations atmosphériques,…
Paysans des oasis et hôteliers expriment des craintes justifiées quand on connaît ce qui s’est passé dans le bassin minier de Gafsa.

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