Le Hamas a annoncé vendredi son accord pour la libération de tous les otages israéliens, vivants ou décédés, conformément aux termes de la proposition du président américain Donald Trump pour Gaza. Le mouvement s’est également déclaré prêt à entamer immédiatement des négociations sous médiation afin de préciser les modalités de cet accord.
Cette annonce représente un tournant potentiel dans le conflit et ouvre la voie à une possible désescalade. Le plan de paix proposé par Donald Trump prévoit plusieurs mesures clés, dont un cessez-le-feu immédiat, un échange de prisonniers et d’otages, un encadrement international pour Gaza, le désarmement progressif du Hamas et un retrait partiel des forces israéliennes.
Si le Hamas a exprimé sa volonté de négocier sans délai, des divergences internes subsistent entre ses branches politique et militaire quant à l’acceptation complète du plan.
La communauté internationale suit de près ces développements. Le ministre égyptien des Affaires étrangères a appelé le Hamas à accepter le plan et à se désarmer, tandis que d’autres acteurs régionaux, comme le Qatar et la Turquie, soutiennent l’initiative tout en exprimant des réserves sur certains points, notamment l’absence de calendrier précis pour le retrait israélien et la question d’un État palestinien indépendant. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a pour sa part réaffirmé son soutien à la proposition lors d’une visite à la Maison Blanche.
La libération annoncée des otages pourrait constituer une étape majeure vers la réduction des tensions à Gaza, mais la réussite de l’accord dépendra de la capacité des parties à trouver un compromis sur les questions politiques et sécuritaires restantes.
Rappelons que le président américain Donald Trump a donné au Hamas un ultimatum jusqu’à dimanche 5 octobre à 18h00, heure de Washington, pour accepter son plan de paix en 20 points pour Gaza. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a averti que si le groupe islamiste rejetait cette offre, des « conséquences catastrophiques » s’abattraient sur lui. Il a ajouté que la violence au Moyen-Orient cesserait « d’une manière ou d’une autre », soulignant sa détermination à mettre fin au conflit par la force si nécessaire.