Le président de l’Équateur, Daniel Noboa, a survécu mardi à une attaque contre son convoi dans la province de Cañar, alors que quelque 500 manifestants protestaient contre la hausse des prix du diesel après la suppression des subventions publiques.
Selon la ministre de l’Environnement et de l’Énergie, Inés Manzano, des pierres ont été lancées sur le véhicule présidentiel, et des traces de balles ont été observées sur le pare-brise et le corps de la voiture. Noboa lui-même n’a pas été blessé. Suite à l’incident, cinq personnes ont été arrêtées. Elles pourraient être poursuivies pour tentative d’assassinat et terrorisme, selon les autorités.
Contexte ?
Les protestations secouent le pays depuis la décision du gouvernement d’éliminer les subventions sur le diesel, un geste qui a provoqué une forte montée des prix dans un pays déjà en situation économique fragile. Ces mesures impactent particulièrement les communautés autochtones et les petits agriculteurs.
Lors d’un discours à Cuenca, ville située à environ 77 km au sud de Cañar, le président Noboa a condamné l’attaque et assuré que de tels actes ne seraient pas tolérés. Il a appelé à respecter la loi et à ne pas céder à la violence.