Le SNJT tire la sonnette d’alarme et annonce une série de décisions

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Le Bureau exécutif élargi du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) s’est réuni hier lundi 27 octobre 2025 face à une situation critique marquée par une hausse inédite des menaces pesant sur la liberté de la presse et des signes inquiétants de disparition de certains médias, sous la double pression politique et économique.

Les membres du Bureau ont dénoncé la dégradation des conditions de travail dans les médias publics et privés, les tentatives de contrôle du secteur par le harcèlement, l’exclusion et la censure, ainsi que l’obstruction systématique à l’accès à l’information et à la couverture des procès d’opinion. Ils ont également pointé le retard dans l’octroi des cartes de presse professionnelle et des autorisations de reportage pour les médias internationaux.

Face à cette situation, le SNJT a pris plusieurs décisions :

Maintenir le Bureau exécutif élargi en état de veille permanente et adopter toutes mesures syndicales nécessaires.
Adopter l’ initiative « Pétition contre les centres de formation parallèles » et engager les procédures judiciaires nécessaires pour mettre fin au chaos  menaçant la qualité et l’indépendance de la profession
Renforcer la coordination entre les structures du syndicat pour mobiliser l’ensemble des journalistes.
Se réserver le droit d’appeler à des actions, y compris une grève générale, pour défendre le métier et le droit à l’information.
Encourager les journalistes victimes de censure à alerter le syndicat.
Exiger des autorités la délivrance rapide des autorisations de reportage et la nomination complète des membres de la Commission nationale indépendante pour la carte professionnelle.

Le SNJT rappelle que la responsabilité de l’État dans la dégradation de la situation incombe aux autorités actuelles et réaffirme son engagement pour la liberté de presse, menacée par le décret 54 et les politiques d’intimidation. Le syndicat appelle également à la libération des journalistes emprisonnés, dont Mourad  Zghidi, Chadha BelHaj Mbarek, Borhane Bsaies et Sonia Dahmani, qualifiant ces détentions de crimes politiques.

Le SNJT invite tous les journalistes à s’engager activement dans les prochaines mobilisations pour défendre un secteur médiatique libre et responsable et contrer toute tentative d’étouffer la voix de la presse.

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