Les États-Unis sont entrés, dans la nuit du mardi 30 septembre au mercredi 1er octobre 2025, dans une période de paralysie fédérale (« shutdown ») après l’échec du Congrès à adopter un accord de financement provisoire. Cette situation entraîne l’arrêt partiel des activités gouvernementales et la mise en congé forcé de centaines de milliers de fonctionnaires.
Un blocage budgétaire persistant
Ce nouvel épisode survient sept ans après le dernier « shutdown », le plus long de l’histoire américaine, qui avait duré 35 jours. Cette fois encore, les républicains, majoritaires au Congrès, n’ont pas réussi à prolonger le financement de l’État au-delà du 30 septembre, date de clôture de l’exercice budgétaire.
En conséquence, près de 750 000 fonctionnaires fédéraux devraient être placés en congé sans solde, tandis que certains pourraient même perdre leur poste, selon les premières déclarations de l’administration du président Donald Trump.
Plusieurs agences fédérales et ministères ferment leurs portes, certains bureaux risquant même de disparaître définitivement. Les services liés à l’éducation, à l’environnement ou encore à la culture seront directement touchés, tandis que les programmes de sécurité intérieure et de déportation des migrants devraient, eux, continuer à fonctionner à plein régime.
Interrogé à la Maison-Blanche peu avant l’échéance budgétaire, Donald Trump a affirmé : « Nous ne voulons pas que le gouvernement s’arrête ». Mais faute d’un compromis entre républicains et démocrates, le président américain n’a pu empêcher la paralysie des institutions.
C’est la troisième fois qu’un « shutdown » se produit sous la présidence de Donald Trump, et la première depuis son retour à la Maison-Blanche cette année. Un record qui souligne le climat politique polarisé aux États-Unis, où les affrontements idéologiques semblent avoir remplacé les compromis traditionnels.