Les exportations africaines de GNL devraient tripler d’ici 2034

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Les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) depuis l’Afrique subsaharienne sont en passe de connaître une expansion considérable au cours des dix prochaines années. Un rapport récent de Fitch Solutions anticipe une progression de 174,5% des volumes exportés, qui passeront de 35,7 milliards de mètres cubes en 2024 à 98 milliards en 2034. Cette croissance remarquable repose à la fois sur le renforcement des capacités des producteurs établis et sur l’émergence de nouveaux acteurs sur le marché énergétique international.
Le paysage énergétique régional se transforme avec l’arrivée de plusieurs pays producteurs. Le Sénégal et la Mauritanie ont effectué leur entrée sur le marché en 2025 grâce au champ gazier Greater Tortue Ahmeyim, dont la production annuelle devrait atteindre 2,3 à 2,4 millions de tonnes. Le Congo a exporté sa première cargaison en 2024 suite au projet Marine XII d’Eni, tandis que le Gabon développe activement un terminal GTL de 983 millions de dollars et un terminal GNL de 2 milliards de dollars. L’ensemble de ces nouveaux exportateurs devrait voir ses ventes passer de 4,8 milliards de m³ en 2024 à 56,0 milliards en 2034.
Parallèlement, les producteurs historiques accroissent leurs performances. Le Nigeria, qui conserve sa position dominante à moyen terme, bénéficie de l’entrée en production du train de liquéfaction n°7 de Nigeria LNG Limited. Ce projet, achevé à 80% en juin 2025, augmentera la capacité de production de 35%. Le Mozambique représente un autre pôle de croissance essentiel : sa production globale de gaz naturel devrait passer de 9,1 milliards de m³ en 2025 à 62,7 milliards en 2034, portée par les projets Coral FLNG et Mozambique LNG. Les exportations de la région devraient ainsi atteindre 38,1 milliards m³ en 2025 puis 47,9 milliards en 2026.
Certains projets rencontrent cependant des difficultés qui pourraient affecter leur calendrier de réalisation. En Tanzanie, le projet Lindi LNG de 42 milliards de dollars avance lentement en raison de questions fiscales et réglementaires non résolues. En Namibie, le développement des gisements Venus et Graff-1X se heurte au coût élevé des infrastructures de captage du gaz, bien que le projet Kudu Gas Field envisage une production dès 2026. La production totale de GNL en Afrique subsaharienne devrait malgré tout augmenter de 172,2% entre 2024 et 2034, confirmant le rôle essentiel que la région est appelée à jouer dans l’approvisionnement énergétique mondial.

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