Les prix du pétrole ont baissé mercredi. Cette évolution fait suite à l’annonce d’une réduction des stocks américains de brut moins importante que prévu. Parallèlement, les investisseurs surveillaient deux dossiers susceptibles d’influer sur les cours : les progrès possibles dans les négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine, ainsi que la prochaine décision de la Réserve fédérale américaine sur les taux d’intérêt.
Le baril de Brent a ainsi perdu 49 cents pour s’établir à 61,45 dollars, tandis que le West Texas Intermediate américain a reculé de 48 cents à 57,77 dollars. Ces mouvements sont intervenus après la publication des données hebdomadaires de l’Agence d’information sur l’énergie américaine. Selon l’EIA, les stocks de pétrole brut ont diminué de 1,81 million de barils la semaine dernière, pour atteindre un niveau de 425,7 millions de barils. Cependant, cette baisse est restée en deçà des attentes du marché. Dans le même temps, les stocks d’essence et de distillats ont augmenté, ce qui a contribué à la pression sur les prix.
Outre les données sur les stocks, les investisseurs étaient attentifs aux développements géopolitiques. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que son pays et ses partenaires européens présenteraient prochainement aux États-Unis des « documents finalisés » concernant un plan de paix avec la Russie. Un accord entre les deux pays pourrait conduire à la levée des sanctions internationales qui pèsent sur les entreprises russes. Cette levée pourrait alors libérer des ressources pétrolières actuellement restreintes et peser sur les prix. Par ailleurs, les marchés anticipent une décision de la Réserve fédérale américaine de baisser son taux directeur d’un quart de point de pourcentage. Cette mesure viserait à soutenir un marché du travail américain montrant des signes de ralentissement.
L’évolution de l’offre pétrolière américaine a également influencé les cours. L’Agence d’information sur l’énergie a en effet déclaré s’attendre à une production nationale plus forte que prévu cette année. L’EIA a ainsi relevé ses prévisions pour l’année 2025 de 20 000 barils par jour, et table désormais sur une production moyenne record de 13,61 millions de barils par jour. Toutefois, l’agence a simultanément procédé à un ajustement à la baisse de ses prévisions pour l’année 2026. Elle a ramené son estimation de 50 000 barils, pour établir une projection à 13,53 millions de barils par jour.