Les cours du pétrole ont connu une augmentation sensible jeudi suite à une série d’attaques par drones contre des installations pétrolières dans la région du Kurdistan irakien. CLe renchérissement des prix intervient alors que les tensions persistent dans cette zone déjà instable, avec des répercussions immédiates sur les marchés mondiaux. Le brut Brent a progressé de 1 dollar pour atteindre 69,52 dollars le baril, tandis que le brut américain, le West Texas Intermediate (WTI), a gagné 1,16 dollar à 67,54 dollars.
Les attaquesont entraîné une réduction significative de la production pétrolière dans la région. Selon des responsables du secteur, la production quotidienne est passée de 280 mille barils à environ 140 mille -150 mille barils, soit une baisse de près de 50%. Andrew Lipow, président de Lipow Oil Associates, souligne à l’agence britannique Reuters que ces événements mettent en exergue la vulnérabilité des infrastructures pétrolières face à des attaques relativement simples sur le plan technique.
Les marchés pétroliers doivent également composer avec d’autres facteurs d’incertitude, notamment les annonces du président américain Donald Trump concernant de nouveaux tarifs douaniers. Ces mesures pourraient modifier les flux d’approvisionnement vers des marchés comme l’Inde et la Chine, ajoutant une pression supplémentaire sur les prix. Ashley Kelty, analyste chez Panmure Liberum, estime que cette situation devrait maintenir une certaine volatilité des cours à court terme.
L’environnement actuel du marché pétrolier se caractérise par des stocks relativement bas, comme l’a récemment souligné l’Agence internationale de l’énergie. Malgré l’augmentation de la production, les niveaux de stocks ne suivent pas, ce qui indique une demande soutenue. John Evans, analyste chez PVM Oil Associates, confirme que cette situation contribue à la sensibilité accrue des prix aux perturbations géopolitiques.
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