Le chef d’état-major des forces relevant du gouvernement d’unité nationale libyen, Mohamed Al-Hadad, a été tué mardi soir dans le crash de l’avion qui le transportait près d’Ankara, en Turquie. L’accident a également coûté la vie à l’ensemble de ses accompagnateurs, selon des confirmations officielles libyennes et turques.
L’appareil, un Falcon 50, avait décollé d’Ankara à destination de Tripoli lorsqu’il a perdu le contact avec les autorités aériennes turques peu après avoir sollicité un atterrissage d’urgence dans la région de la capitale. Peu après la rupture des communications, une explosion a été signalée dans la zone, comme en attestent plusieurs vidéos relayées sur les réseaux sociaux.
Le chef du gouvernement libyen, Abdelhamid Dbeibah, a annoncé la mort de Mohamed Al-Hadad dans un message publié sur sa page officielle Facebook, évoquant une « tragédie » survenue lors du retour d’une mission officielle en Turquie.
Outre Al-Hadad, le crash a causé la mort de :
le général de corps d’armée Al-Fitouri Ghribiel, chef d’état-major des forces terrestres,
le général Mahmoud Al-Qattou’i, directeur de l’Organisme de l’industrie militaire,
Mohamed Al-Assaoui Diab, conseiller du chef d’état-major,
Mohamed Omar Ahmed Mahjoub, photographe au bureau média de l’état-major général.
Quelques heures avant l’accident, Mohamed Al-Hadad avait tenu à Ankara des entretiens officiels avec le ministre turc de la Défense, Yachar Güler, ainsi qu’avec le chef d’état-major turc, portant notamment sur la coopération militaire entre Tripoli et Ankara. Une visite à forte portée politique et sécuritaire, dans un contexte régional déjà tendu.
Le ministre turc de l’Intérieur, Ali Yerlikaya, avait confirmé dans un premier temps la disparition radar de l’appareil, précisant sur la plateforme X que la communication avait été interrompue après la demande d’atterrissage d’urgence. Selon l’agence Reuters, les données de suivi aérien ont montré une déviation du trafic autour de l’aéroport d’Ankara, signe d’un incident majeur.
Face à la gravité de l’événement, les autorités libyennes ont annoncé la mise en place d’une cellule de crise en coordination avec la partie turque, tandis que le parquet d’Ankara a ouvert une enquête officielle afin de déterminer les causes exactes du crash.