Le Premier ministre libyen Abdelhamid Dbeiba a entamé mercredi 7 avril une tournée dans quatre pays du Golfe : le Koweït, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et le Qatar qu’il visite ce vendredi pour clore sa tournée. Le responsable libyen recherche le soutien de ces pays à son gouvernement et tente d’obtenir de leur part une position unifiée face à la crise dans son pays.
Les Émirats arabes unis était une étape importante de cette tournée. Abou Dhabi et Riyad étaient parmi les principaux alliés du maréchal Khalifa Haftar, mais affirment désormais apporter leur soutien aux nouvelles autorités libyennes.
C’est tard dans la soirée de mercredi que le Premier ministre libyen a rencontré cheikh Mohamed Ben Zayed, le prince héritier d’Abou Dhabi, qui a renouvelé selon un communiqué commun publié à l’issue de la réunion, le soutien de son pays au nouvel exécutif libyen et à son action « pour assurer la sécurité et la stabilité de la Libye ».
Selon des sources proches du Premier ministre, Abdelhamid Dbeiba souhaite renverser la tendance et obtenir le soutien à l’État libyen. Abou Dhabi devrait clarifier sa position en ce qui concerne les mercenaires tchadiens et soudanais envoyés en Libye pour soutenir Khalifa Haftar.
En échange les Émirats ont obtenu la promesse de bénéficier d’un quota important dans la reconstruction de la Libye. D’ailleurs, Abdelhamid Dbeiba a affirmé que son pays aspire à un « partenariat stratégique dans différents domaines » avec les Émirats.
Dans toutes les étapes de sa tournée, l’homme d’affaires devenu Premier ministre a invité les pays du Golfe à accroître leurs investissements en Libye, pays qui tente tant bien que mal de s’extraire de dix années de chaos et de violence.
En signe de reconnaissance, le Premier ministre libyen a entamé sa tournée avec le Koweït. Ce petit pays du Golfe est toujours resté neutre vis-à-vis de la crise libyenne et a toujours soutenu le dialogue
(RFI)