Saïf al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a été tué mardi 3 février 2026 lors d’une fusillade à Zintan, au sud-ouest de Tripoli, rapporte la chaîne Al Jazeera.
Selon la même source, son conseiller politique, Abdallah Othman, a confirmé son décès via une publication sur les réseaux sociaux. Les circonstances exactes de l’attaque restent floues, mais des médias locaux évoquent un assassinat ciblé perpétré à son domicile après la neutralisation des caméras de surveillance par un groupe armé.
Saïf al-Islam se déplaçait librement dans le sud-ouest du pays, sous protection, et entretenait des liens étroits avec certaines tribus de Zintan. Ces dernières semaines, sa présence dans la ville avait ravivé les tensions entre ses partisans et ses opposants, qui réclamaient son départ ou son transfert à la Cour pénale internationale.
Des rumeurs faisant état d’un affrontement impliquant le bataillon 444, affilié au gouvernement de Tripoli, ont été démenties par l’unité, qui a nié toute implication dans l’affaire, précise Al Jazeera.
Né en 1972, Saïf al-Islam Kadhafi fut longtemps considéré comme l’héritier politique de son père. Acteur clé du régime dans les années 2000, il avait défendu le pouvoir lors de la révolution de 2011. Arrêté la même année, puis condamné à mort par contumace en 2015, il avait été libéré en 2016 dans le cadre d’une loi d’amnistie.
En 2021, il avait tenté un retour politique en se portant candidat à l’élection présidentielle, ravivant les divisions dans un pays toujours fragilisé par l’instabilité.
Le parquet libyen a ouvert une enquête pour faire la lumière sur ce meurtre, qui illustre une nouvelle fois les failles sécuritaires persistantes en Libye.