Limogeage du directeur du lycée Ibn Abi Dhief de Manouba 

Your browser does not support the audio element.

Le ministère de l’Éducation a procédé au limogeage du directeur du lycée Ibn Abi Dhief à Manouba. Selon les premiers éléments dont nous disposons, cette décision aurait été prise sur fond d’un rapport fourni par ledit directeur, datant de septembre 2024 comportant des « mégalités ».

Notons que cette décision survient quelques jours après un épisode ayant déclenché une vive polémique au sein de l’établissement éducatif.

Le vendredi 20 février 2026, le conseil de discipline dudit lycée a prononcé plusieurs sanctions disciplinaires à l’encontre de treize élèves, après la mise en place et l’affichage d’une grande banderole jugée « contraire à la morale ». Les élèves ont également été accusés d’avoir porté atteinte à l’intégrité de l’établissement, perturbé l’ordre scolaire et porté atteinte à l’image du personnel éducatif.

Les sanctions touchent douze élèves en quatrième année secondaire et un élève de deuxième année secondaire. Six d’entre eux, dont une élève accusée d’avoir publié des propos diffamatoires sur la page Facebook officielle du lycée, se voient infliger le renvoi définitif. D’autres ont été temporairement suspendus pour quinze jours, tandis que des mesures d’avertissement ou de suspension de dix jours ont été appliquées aux autres, selon le degré d’implication de chacun.

L’incident remonte au 14 février, lorsque la banderole a été installée sur le toit de l’un des bâtiments du lycée. Pour le secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire à Manouba, Adel Azizi, ces agissements constituent une « violation du règlement scolaire » et traduisent « un climat de violence et de désordre dans l’espace éducatif », justifiant selon lui la fermeté des sanctions.

En réaction, plusieurs parents d’élèves concernés ont publié un message sur la page Facebook de l’institut, appelant à un réexamen des sanctions. Ils soulignent que leurs enfants n’ont aucun antécédent disciplinaire et jugent les mesures « trop sévères », surtout pour des élèves en terminale à quelques semaines des examens du baccalauréat.

Cette affaire a rapidement enflammé le débat public, entre défense du maintien de l’ordre scolaire et critiques sur la sévérité des sanctions appliquées à des adolescents en fin de cycle.

Related posts

Qatar visé par deux frappes de drones iraniens : une station électrique et une infrastructure gazière touchées

Accident mortel à Riadh Al Andalous (Vidéo)

Sfax: Un concert caritatif au profit du service de chirurgie pédiatrique de l’hôpital Hédi Chaker