Le président de l’Union professionnelle de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (UPICA), Mohamed Ali Ben Hamra, a exprimé ses inquiétudes concernant l’absence de mise en œuvre du Fonds de promotion de l’investissement dans le secteur cinématographique et audiovisuel, prévu par l’article 61 de la Loi de finances 2026.
Selon Ben Hamra, ce fonds constituait l’un des axes majeurs du projet de réforme structurelle du secteur, élaboré en consultation avec des experts et plusieurs députés, et proposé aux autorités de tutelle pour soutenir les efforts de l’État visant à dynamiser ce secteur stratégique.
L’article 61 de la loi de finances prévoit que le fonds soit activé par un accord entre le ministère des Affaires culturelles, le ministère des Finances et le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI). Cependant, le président de l’UPICA déplore que le ministère des Affaires culturelles ait refusé le projet de création du fonds et n’ait pas interagi avec les autres propositions de réforme.
Il souligne que l’article 110 de la même loi de finances ne fixe aucune date limite pour l’application de l’article 61, reflétant selon lui la volonté des autorités de maintenir le CNCI dans une situation de dépendance administrative et financière, l’empêchant ainsi de remplir pleinement sa mission de préparation et de mise en œuvre de la politique publique du cinéma et de l’image, conformément au décret n°86 de 2011.
Pour le président de l’UPICA, le report de l’application de l’article 61 à partir du 1er janvier 2026 constitue un frein à la volonté des parlementaires et du Conseil national des régions et gouvernorats, qui avaient voté en faveur de la création de ce fonds, conscients de son rôle crucial pour le développement économique d’un secteur qui souffre depuis les années 1980 d’un marginalisation systématique.
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