La députée à l’Assemblée des représentants du peuple, Majdouline Ouerghi, a réagi à l’arrestation de son confrère Ahmed Saidani, en adressant un message ferme au président de la République.
Dans un post publié sur sa page officielle Facebook ce jeudi 5 février 2026, l’élue a affirmé son rejet catégorique de toute atteinte à la dignité et à l’autorité de l’État, qu’elle provienne d’un responsable politique ou d’un simple citoyen. Elle a toutefois souligné que la véritable atteinte à la souveraineté nationale ne réside pas dans les prises de parole, mais dans des pratiques qu’elle qualifie de graves, telles que l’évasion fiscale, l’exploitation illégale des ressources nationales et les abus commis sous le regard des autorités.
Majdouline Ouerghi a également dénoncé l’enrichissement illicite de certains acteurs qu’elle accuse d’avoir bâti leurs fortunes « sur le dos du peuple », appelant à des poursuites contre les « traîtres et agents » impliqués dans des affaires de corruption. Elle a, par ailleurs, évoqué l’existence de financements politiques issus de fonds « suspects et pollués », estimant que ces pratiques portent atteinte à l’image de l’État.
Dans ce contexte, la députée a tenu à défendre Ahmed Saidani, qu’elle présente comme un élu intègre, engagé depuis plusieurs années au service des citoyens. Elle a rappelé son soutien financier aux sinistrés des inondations de Nabeul en 2018, ainsi que son mode de vie modeste, loin des privilèges généralement associés à la fonction parlementaire.
Selon elle, Saidani est resté fidèle à son environnement populaire et à ses valeurs, refusant toute compromission, y compris au prix de critiques ou de pressions. Elle reconnaît que sa façon de s’exprimer peut susciter la controverse, mais insiste sur le fait qu’il s’inscrit dans le cadre de la liberté d’expression.
Majdouline Ouerghi a également souligné que le Parlement actuel regroupe, selon elle, de nombreux élus « aux mains propres », venus défendre les citoyens à travers des réformes visant à restaurer leurs droits. Elle a estimé que les divergences de ton ou de méthode ne doivent pas occulter l’objectif commun de servir l’intérêt général.