C’est désormais officiel : la France refuse de ratifier l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur et décide de voter contre cet accord. Le président Emmanuel Macron a tranché, estimant que le texte, en l’état, ne garantit ni une concurrence équitable pour les agriculteurs français ni le respect effectif des normes environnementales et sanitaires européennes. Pour le président français “la signature de l’accord ne constituera pas la fin de l’histoire”. Ainsi, Paris considère que l’ouverture accrue du marché européen aux produits agricoles sud-américains ferait peser une pression excessive sur les filières locales, déjà fragilisées.
Emmanuel Macron a réaffirmé, à travers une publication sur Instagram, l’opposition ferme de la France à l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Le chef de l’État a clairement indiqué que la France ne ratifiera pas le traité « en l’état », estimant que les garanties apportées sont insuffisantes, notamment pour protéger les agriculteurs français et assurer le respect des normes environnementales et sanitaires européennes.
Dans son message, le président a souligné que « le compte n’y est pas », insistant sur la nécessité d’un cadre plus équilibré et de clauses de sauvegarde effectives afin d’éviter toute concurrence jugée déloyale. Il a également voulu adresser un signal politique fort au monde agricole, affirmant que la France ne sacrifiera pas ses filières au nom du libre-échange. Pour lui “Le constat doit être dressé d’un rejet politique unanime de l’accord
Ce refus s’inscrit dans un contexte de fortes tensions agricoles et de critiques récurrentes sur les accords commerciaux jugés déséquilibrés. La France plaide pour l’introduction de clauses de sauvegarde renforcées, de contrôles stricts aux frontières et de mécanismes contraignants en matière environnementale avant toute ratification.
Cette position nationale n’empêchera toutefois pas la Commission européenne d’avancer. L’exécutif européen prévoit de signer l’accord, estimant qu’il représente un levier stratégique pour renforcer les échanges avec l’Amérique du Sud et diversifier les partenariats commerciaux de l’Union. La signature ne vaut cependant pas entrée en vigueur immédiate : le traité devra encore être approuvé par le Parlement européen et les parlements nationaux.
En disant non, la France marque donc une ligne politique claire, tout en laissant ouverte une confrontation institutionnelle au niveau européen sur l’avenir de l’accord UE-Mercosur.