“Min Qaâ El Khabia” à l’ouverture du Festival international de Carthage

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La 42e édition du Festival international de Carthage s’ouvrira demain, 19 juillet 2025, avec le spectacle musical « Min Qaâ El Khabia », une création du maestro Mohamed Garfi, portée par l’Orchestre symphonique tunisien, le Chœur de l’Opéra de Tunis et la Troupe nationale des arts populaires. Ce concert inaugural mettra en lumière les artistes Hamza Fadhlaoui, Chokri Omar Hannachi, Jamel Madani, ainsi que Chedly Hajji, invité d’honneur de la soirée.
Mais malgré l’importance artistique de cette ouverture, l’événement se tiendra dans un climat tendu, marqué par l’absence d’un directeur à la tête du festival, situation inédite qui alimente les critiques sur la gouvernance de cette édition.
La première polémique est survenue suite au retrait de la chanteuse Nour Kamar, qui a dénoncé publiquement l’absence de son nom, ainsi que ceux d’autres artistes participants, sur l’affiche officielle du spectacle. Une omission jugée inacceptable, d’autant plus qu’elle concerne des artistes directement impliqués dans la création.
A cette controverse s’est ajoutée la prise de position de Mohamed Garfi lui-même, qui a exprimé son mécontentement face à cette même affiche, affirmant ne pas avoir été consulté sur sa conception. Il l’a qualifiée de non représentative de l’esprit du projet artistique qu’il porte.
Dans ce contexte déjà tendu, une autre controverse est venue assombrir l’image du festival. Il s’agit de l’annulation du concert de la chanteuse française Hélène Ségara, initialement annoncée à l’affiche. Une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, l’accusant de positions pro-sionistes, a poussé les organisateurs à retirer son nom de la programmation. Hélène Ségara a réagi auprès de l’AFP, affirmant n’avoir jamais signé de contrat ni été officiellement engagée, se déclarant surprise d’avoir été incluse dans la communication du festival.
Ces incidents successifs jettent une ombre sur le lancement d’un festival pourtant considéré comme l’un des rendez-vous culturels majeurs en Tunisie. Ils posent également de sérieuses questions sur la gestion, la communication et la transparence autour de cette édition, à un moment où la scène culturelle nationale a plus que jamais besoin de stabilité et de crédibilité.

M.A.B.S.

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