Depuis le port de Syracuse, en Italie, un nouveau bateau humanitaire, le « Handala », a levé l’ancre samedi 13 juillet en direction de Gaza, dans le cadre d’une campagne internationale visant à briser le blocus maritime imposé par Israël à l’enclave palestinienne. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Flottille de la liberté, un collectif de militants pro-palestiniens déterminés à faire entendre la voix de la société civile face à l’inaction des gouvernements.
Baptisé « Handala », en hommage au célèbre personnage du caricaturiste palestinien Naji al-Ali, le navire transporte de l’aide humanitaire et un message clair : la solidarité ne se tait pas face à l’injustice.
Ce nouveau départ intervient dans un climat tendu, alors que les précédentes missions ont été interceptées violemment. En juin, le navire « Madeleine » avait été arraisonné par l’armée israélienne en pleine mer. Les passagers, dont la militante Greta Thunberg et l’eurodéputée française Rima Hassan, avaient été arrêtés puis expulsés. En mai, un autre bateau, « Conscience », avait été ciblé par des drones au large de Malte, forçant l’équipage à abandonner sa mission.
Malgré cela, les militants restent mobilisés, sur les réseaux sociaux, la coalition dénonce le blocus comme un crime humanitaire et appelle à un soutien international accru pour les efforts citoyens. « Nous représentons la volonté des peuples, pas la lâcheté des gouvernements qui ferment les yeux », peut-on lire dans leur dernier communiqué.
La mission « Handala » relance la pression sur la communauté internationale, dans un contexte où la situation humanitaire à Gaza est jugée catastrophique : famine, manque d’eau potable, propagation de maladies.
Alors qu’Israël maintient une ligne dure en matière de sécurité, les initiateurs de cette nouvelle flottille affirment : « Ce sont les citoyens du monde qui tiennent la barre, là où les États échouent. »