Modernisation douanière : la Tunisie lance une collaboration de plusieurs années avec l’OMD et la Suisse

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La Douane tunisienne a officiellement lancé, lundi 29 septembre, une série d’ateliers techniques animés par des experts de l’Organisation mondiale des douanes (OMD). Ces réunions, qui se poursuivront jusqu’au 3 octobre au siège de la Direction générale, marquent le coup d’envoi concret de la collaboration avec le programme SECO-OMD, intégralement financé par la Suisse. Cet événement s’inscrit dans le cadre de la participation de l’institution tunisienne au Programme mondial de facilitation des échanges (GTFP-II) de l’OMD, une initiative destinée à moderniser les administrations douanières selon les standards internationaux.

Le programme de coopération, qui s’étendra jusqu’en 2026, couvre plusieurs champs d’action prioritaires. Il accorde une place centrale à l’assistance technique pour la numérisation et la simplification des procédures douanières. Cette modernisation vise explicitement à renforcer les compétences du personnel douanier, à le préparer aux évolutions technologiques et à lui inculquer les meilleures pratiques en vigueur sur le plan international.
Lors de la cérémonie d’ouverture, le Directeur général des douanes, Mohamed Hadi Safar, a souligné l’importance stratégique de ce partenariat. Il a expliqué que ce programme est conçu pour doter les agents des outils nécessaires afin de suivre le rythme des mutations numériiques accélérées. L’objectif final est de garantir pleinement le rôle de la douane dans la sécurisation de la chaîne logistique nationale et internationale. De son côté, l’ambassadeur de Suisse en Tunisie, Josef Renggli, a réaffirmé la volonté de son pays de développer et de consolider ses relations avec la Tunisie, en particulier dans le secteur douanier, par le biais des programmes de l’OMD, une collaboration présentée comme mutuellement bénéfique pour les deux nations. Le coordinateur du programme a ensuite détaillé les principaux axes de cette collaboration lors de sa présentation.
Pour comprendre l’impact économique des réformes douanières, il est essentiel de saisir la notion de « résultat de l’exercice ». Il s’agit d’un indicateur financier qui correspond, de manière simplifiée, au bénéfice ou à la perte réalisé par une organisation – ou, par extension, pour une administration, à la mesure de l’efficacité de sa gestion – sur une période donnée, généralement une année. Ce résultat est calculé en soustrayant l’ensemble des charges (dépenses de fonctionnement, investissements, salaires) de l’ensemble des produits (recettes perçues, comme les droits et taxes perçus par la douane). Un résultat positif, un bénéfice, indique une situation financière saine et une gestion efficace des ressources. Pour une administration comme la Douane, l’amélioration des procédures et la numérisation visent directement à optimiser ce « résultat » en augmentant l’efficacité et en réduisant les coûts, au bénéfice de l’économie nationale.

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