Un drame a récemment bouleversé la communauté des ingénieurs en Tunisie et au-delà : le décès tragique de Morched Bali, ingénieur civil, survenu au Mali lors d’une mission professionnelle, suite à un accident de la route. Le retard des secours, dû à l’isolement du chantier qu’il supervisait, a rendu cette perte encore plus douloureuse.
Diplômé de l’Ecole nationale des ponts et chaussées de Moscou en 1981, titulaire d’une maîtrise en génie civil, Morched Bali a consacré plus de quatre décennies à l’ingénierie hydraulique et aux infrastructures de l’eau, en Tunisie et à travers le continent africain. En Tunisie, au sein de la SONEDE, il a occupé des postes de haute responsabilité, allant d’ingénieur en chef à directeur de projets majeurs. Il a contribué à la réalisation d’ouvrages stratégiques : réservoirs de grande capacité, stations de traitement d’eau dépassant les 500.000 m³/jour, réseaux d’adduction et forages profonds qui ont transformé le quotidien de centaines de milliers de citoyens.
A l’international, il a laissé une empreinte durable en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Tchad, au Burkina Faso et au Mali, pilotant des projets financés par les plus grands bailleurs de fonds internationaux. Alliant rigueur technique et sens humanitaire, Morched Bali restera dans les mémoires comme un bâtisseur engagé, dont le savoir-faire a marqué la Tunisie et l’Afrique.
Paix à son âme.