C’est un geste lourd de symboles : pour la première fois depuis l’an 2000, un président syrien a serré la main d’un président américain. Cette image, capturée lundi 10 novembre 2025 à la Maison-Blanche, marque une étape majeure dans le réchauffement des relations entre Damas et Washington, longtemps figées par des décennies de méfiance et de rupture diplomatique.
Cette rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue syrien Ahmed al-Charaa témoigne d’une volonté d’ouverture mutuelle, dans un contexte régional en pleine recomposition. Les discussions auraient porté sur la sécurité régionale, la reconstruction de la Syrie, ainsi que sur la coopération dans la lutte contre le terrorisme.
Pour Damas, cette invitation représente une victoire diplomatique et un signe de retour progressif sur la scène internationale, après des années d’isolement et de sanctions. Du côté américain, il s’agirait d’un pari stratégique, visant à réengager la Syrie afin de limiter l’influence d’autres puissances régionales, notamment l’Iran et la Russie.
Si la poignée de main entre les deux dirigeants a fait le tour du monde, de nombreux observateurs appellent à la prudence. Ce rapprochement reste fragile et entouré de nombreuses interrogations : s’agit-il d’un véritable tournant politique, ou simplement d’un geste tactique dans un jeu diplomatique plus large au Moyen-Orient ?