Les flux financiers en provenance de la diaspora tunisienne poursuivent leur progression sur les deux premiers mois de l’année. Selon les dernières statistiques publiées par la Banque centrale de Tunisie, les transferts de fonds ont augmenté de 6,7 % entre le 1er janvier et le 28 février 2026 par rapport à la même période en 2025. La valeur des envois de fonds a ainsi atteint 1,468 milliard de dinars (environ 435 millions d’euros). À titre de comparaison, ce montant s’élevait à 1,375 milliard de dinars (environ 408 millions d’euros) au cours des deux premiers mois de l’année précédente. Cette progression confirme la régularité avec laquelle la communauté tunisienne établie à l’étranger soutient l’économie nationale.
Les remises constituent aujourd’hui une source importante de devises pour la Tunisie. Ils viennent en effet alimenter les réserves de change du pays, qui permettent de couvrir les besoins d’importation et de faire face aux échéances financières internationales. Par ailleurs, ces rentrées régulières participent à la stabilisation de la balance des paiements.
D’autre part, ces flux contribuent à renforcer l’équilibre financier national. Les devises transférées par les Tunisiens de l’étranger sont converties en dinars, ce qui accroît la liquidité disponible au sein du système bancaire. Cette liquidité supplémentaire peut ensuite être mobilisée pour financer l’activité économique locale.
Les envois de fonds représentent également un soutien direct au pouvoir d’achat des familles bénéficiaires. Ils permettent de couvrir des dépenses courantes ou d’investir dans des projets immobiliers et éducatifs. Qui plus est, cette manne financière irrigue l’ensemble du tissu économique, des commerces de proximité aux secteurs de la construction et des services.
Par conséquent, la progression constatée au début de l’année 2026 constitue un indicateur positif pour les équilibres macroéconomiques du pays. Les montants transférés viennent s’ajouter aux autres sources de devises que sont le tourisme, les investissements étrangers et les exportations. En outre, cette augmentation intervient dans un contexte où les besoins de financement extérieur du pays demeurent élevés.