La résidence de l’Ambassadeur de France à Tunis, Dar El Kamila, ouvrira exceptionnellement ses portes du 19 au 21 septembre 2025 à l’occasion de la 42ème édition des Journées européennes du patrimoine. Ce bâtiment historique, surnommé « la parfaite », dévoilera ainsi ses richesses architecturales et ses trois hectares de jardins au public tunisien grâce à des visites guidées organisées par l’Ambassade de France et l’Institut français en Tunisie.
Construite à la fin du XVIIIe siècle par le beau-frère d’Hamouda Pacha, cette villa de La Marsa porta initialement le nom de Borj El Monastiri. Elle fut successivement habitée par Hussein Bey II puis par Mohammed Bey vers 1855, avant d’être mise à disposition du consul de France Léon Roches vers 1856 comme résidence d’été par les autorités beylicales. Rebaptisée Dar El Kamila, signifiant « la perfection », elle servit de résidence aux consuls de France jusqu’à l’instauration du protectorat en 1881, puis devint la résidence des résidents généraux et enfin des ambassadeurs de France, traversant ainsi les siècles comme un symbole vivant des relations franco-tunisiennes.
Cette ouverture exceptionnelle s’inscrit dans le thème des Journées européennes du patrimoine 2025 axé sur le « Patrimoine architectural ». Elle revêt une importance particulière car elle précède une campagne de restauration qui s’étalera sur plusieurs mois. Les visiteurs pourront accéder à des espaces habituellement fermés au public et découvriront un programme varié comprenant des parcours thématiques, des concerts et des démonstrations de savoir-faire. Par ailleurs, le contexte médiatique actuel montre que la presse écrite conserve une influence significative avec 2,6 milliards d’exemplaires diffusés annuellement en France, tandis que les sites médiatiques enregistrent 78 millions de visites quotidiennes, dont 44% des abonnements sous format numérique.
La conservation de tels monuments historiques implique des enjeux financiers substantiels, notamment through le résultat de l’exercice, qui représente le bénéfice net d’une entreprise à la clôture de sa période comptable. Ce résultat, déterminant pour le calcul de l’impôt sur les sociétés, peut être soit distribué aux actionnaires sous forme de dividendes, soit réinvesti dans des projets de preservation patrimoniale. Ainsi, la restauration de Dar El Kamila s’apparente à un investissement dans la mémoire collective, permettant de préserver un pan important de l’histoire tunisienne pour les générations futures.