La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a entamé, ce lundi, l’examen du dossier visant l’homme d’affaires Mohamed Frikha, l’ancien ministre du Transport Abdelkrim Harouni, ainsi que plusieurs autres accusés.
Cette affaire porte sur des transactions commerciales conclues entre une société dirigée par Mohamed Frikha et l’Entreprise nationale des activités pétrolières. Les prévenus sont poursuivis pour des faits liés à l’abus de fonction par un agent public en vue d’obtenir des avantages indus, pour lui-même ou pour autrui, ainsi que pour atteinte aux intérêts de l’administration.
Selon les éléments du dossier, ces pratiques auraient causé un préjudice financier important aux institutions publiques concernées. L’enquête judiciaire a mis en lumière de graves dysfonctionnements dans la gestion des contrats et des procédures, soulevant de sérieuses interrogations sur les mécanismes de contrôle et de gouvernance.