Pétrole : la crainte d’un conflit maintient la pression sur les cours

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La troisième session de pourparlers indirects entre Téhéran et Washington sur le programme nucléaire iranien se tient actuellement à Genève. Après une baisse en début de séance, les cours du brut sont repartis à la hausse, les investisseurs restant attentifs à l’évolution de ces discussions.

Les cours du pétrole ont terminé la séance en territoire positif. Le baril de West Texas Intermediate a progressé de 1,7 % pour s’établir à 66,53 dollars. Dans le même temps, le Brent de la mer du Nord a gagné 2 % à 72,72 dollars. Cette inversion de tendance intervient alors que les échanges s’intensifient à Genève entre les délégations américaine et iranienne.

Les négociateurs américains cherchent à obtenir le démantèlement du programme nucléaire iranien sur les trois sites principaux que sont Fordow, Natanz et Ispahan. Ils exigent également la livraison aux États-Unis de la totalité de l’uranium enrichi détenu par Téhéran. Ces demandes constituent le cœur des discussions actuelles.

Par ailleurs, les médias d’État iraniens ont rapporté que leur pays n’autoriserait pas l’exportation d’uranium enrichi hors de ses frontières. Cette position constitue un point d’achoppement majeur avec les exigences américaines. Par conséquent, la crainte d’un conflit militaire susceptible de compromettre les approvisionnements en pétrole brut iranien demeure vive.

Les cours avaient pourtant baissé en début de matinée après des déclarations des représentants d’Oman, pays qui assure la médiation entre les deux parties. Ces derniers avaient en effet laissé entendre que des progrès avaient été réalisés dans les pourparlers, évoquant des propositions formulées par les différentes délégations.

Qui plus est, cette apparente contradiction entre les signaux diplomatiques et le maintien des positions de fond illustre la complexité des négociations en cours. Les investisseurs restent donc suspendus aux déclarations des uns et des autres, chaque annonce étant susceptible de faire osciller les cours.

Un accord diplomatique pourrait conduire à la levée progressive des sanctions pesant sur les exportations iraniennes. L’offre disponible sur le marché mondial s’en trouverait alors augmentée. D’autre part, un échec des négociations maintiendrait non seulement les restrictions actuelles mais pourrait également déboucher sur une escalade aux conséquences imprévisibles pour l’approvisionnement énergétique.

MBY

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