Le ministère des Finances a publié son rapport sur l’exécution budgétaire pour le premier semestre de l’année. Ce document dresse le portrait d’une économie qui avance à deux vitesses, entre des signaux positifs et des difficultés structurelles persistantes.
L’activité économique a progressé, le Produit Intérieur Brut (PIB) affichant une croissance de 2,4 %. Cette lente expansion a eu un effet limité sur le marché du travail, puisque le taux de chômage a seulement reculé, passant de 15,7 % à 15,3 %. Dans le même temps, le coût de la vie continue de peser sur les ménages, le taux d’inflation étant resté stable à 5,4 %.
Constatant un recul des pressions inflationnistes, la Banque Centrale a abaissé son taux directeur à 7,5 % en mars dernier. Cette décision vise à soutenir l’activité sans pour autant relancer la hausse des prix. Par ailleurs, la situation externe du pays montre une certaine solidité. Les avoirs nets en devises couvraient, au 3 septembre, 108 jours d’importation. Le dinar tunisien a également enregistré une appréciation de 1,6 % face au dollar et de 0,7 % face à l’euro, ce qui contribue à stabiliser les coûts des importations.
Les comptes extérieurs bénéficient également d’afflux financiers conséquents. Les investissements étrangers ont ainsi crû de 22,3 %, une hausse principalement portée par les investissements directs. De plus, les entrées de devises provenant du tourisme et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont toutes deux augmenté de 8,4 %, offrant un soutien crucial à la balance des paiements.
Il sied de souligner que le résultat de cet exercice est celui d’une économie qui résiste mais dont la reprise demeure fragile et incomplète. Le ministère des Finances réaffirme sa volonté de poursuivre ses efforts pour renforcer les ressources de l’État et promouvoir l’autonomie financière.
PIB en progression et chômage en léger recul : le bilan du premier semestre
Miniature people: Group of small businessmen standing on coin with Business Growth concept.