Le président de la République, Kaïs Saïed, a assuré, lors d’une rencontre tenue samedi au palais de Carthage avec les membres de l’équipe chargée de proposer des solutions à la crise environnementale à Gabès suivre la situation « au jour le jour », saluant la conscience citoyenne des habitants de Gabès ainsi que le travail mené par l’équipe d’experts. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’inscrire ces solutions dans une vision stratégique globale de la politique environnementale à l’échelle nationale.
Le président a rappelé, lors de cette réunion permettant de passer en revue une série de mesures urgentes destinées à mettre fin à ce que le chef de l’État a qualifié de « catastrophe environnementale », que la situation n’aurait jamais atteint une telle gravité si les opérations de maintenance, de renouvellement des équipements et d’entretien des installations avaient été menées en temps voulu.
Le chef de l’Etat a également pointé du doigt la « corruption », les recrutements arbitraires opérés pour des raisons politiques plutôt que sur des critères scientifiques, ainsi que les projets de privatisation du Groupe chimique tunisien et d’autres entreprises publiques. Parmi les dérives évoquées figure notamment l’attribution répétée des appels d’offres à la même société, dont les interventions sur les isolants des machines conduisent systématiquement à de nouvelles pannes, sans l’empêcher de remporter les marchés suivants.
Kaïs Saïed a estimé qu’il n’était plus possible de laisser perdurer une telle situation, affirmant que le peuple a droit à un environnement sain, exempt de toutes formes de pollution. Il a donné ses instructions pour renforcer le travail de l’équipe chargée du dossier, afin de finaliser dans les prochains jours le rapport définitif et d’engager les procédures nécessaires à la réhabilitation de l’environnement à Gabès.
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