La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme a rendu un jugement lourd de sens dans une affaire d’atteinte au président de la République et d’incitation contre les institutions de l’État via les réseaux sociaux.
Après plus de trois heures de plaidoiries et l’interrogatoire des prévenus, la cour a condamné le secrétaire général régional du mouvement Ennahdha à Béja à 10 ans de prison, et un médecin impliqué dans le même dossier à 12 ans de prison.
Le tribunal a également décidé de classer la procédure à l’encontre de trois autres accusés, dont des membres du bureau régional d’Ennahdha, faute d’éléments suffisants. En revanche, un autre prévenu, comparant en état de liberté, a écopé de 10 ans d’emprisonnement.
Selon le dossier d’instruction, les accusés étaient poursuivis pour atteinte au chef de l’État, incitation contre les institutions publiques et utilisation des réseaux sociaux pour porter préjudice à la sécurité de l’État.