Alors que le mois de juillet 2025 a signé un record d’attaques de drones de la part de la Russie sur le sol ukrainien, les négociations s’intensifient en même temps que les affrontements, dans l’espoir de trouver une solution au conflit. Mais cette multiplication des efforts de pourparlers ne donnent pas l’impression d’efforts concertés des pays européens et des Etats-Unis.
Après un appel téléphonique, réunissant Donald Trump, Volodymyr Zelensky et des chefs d’Etats du vieux continent le mercredi 13 août, les discussions reprennent de manière éparses. Ce jeudi 14 août, le président ukrainien rencontre le premier ministre britannique Keir Starmer, à Londres. Ce dernier avait affirmé la nécessité de« combiner une diplomatie active avec un soutien militaire à l’Ukraine et une pression sur la Russie », tout en se réjouissant d’une avancée sur la question ukrainienne : « Durant les trois ans et quelques mois que ce conflit a duré, nous n’avons jamais été proches d’une solution réelle pour parvenir à un cessez-le-feu. Et maintenant, nous avons cette chance, grâce au travail accompli par le président [américain] » .
De son côté, Vladimir Poutine est attendu en Alaska le vendredi 15 août, pour s’entretenir avec le chef d’Etat américain. Discussions à l’issue desquelles le Kremlin tiendra une conférence de presse. Après de multiples menaces à l’encontre de Moscou, Washington entame de nouveau une phase de négociations. Si le président américain semble dicter le rythme de la diplomatie sur ce sujet, il n’apparaît pas en mesure de régler lui-même les désaccords profonds entre l’Ukraine et la Russie, et notamment le sujet de l’annexion de certains territoires. Une question qui ne semble pouvoir trouver des débouchés seulement si les deux chefs d’Etat belligérants se rencontrent en personne. Alors qu’il se rêve prix Nobel de la paix, Donald Trump sera-t-il en mesure d’amener vers un cessez-le-feu ?