Mohamed Laabidi, bachelier tunisien ayant obtenu la mention « très bien » au baccalauréat 2025 (sciences mathématiques), s’est retrouvé orienté vers une licence en anthropologie à la faculté des sciences humaines de Kairouan, alors qu’il avait placé la médecine comme premier choix.
Le choc a été d’autant plus grand que son dossier répondait parfaitement aux critères d’admission en faculté de médecine. Très vite, l’affaire a suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes s’indignent, pensant d’abord à une erreur administrative. Mais après vérification, il s’avère que le compte personnel de Mohamed sur la plateforme nationale d’orientation a été piraté. Une tierce personne a modifié ses choix de filière à son insu.
L’information a été confirmée par plusieurs sources, dont le Dr Hatem Elghezal, embryologiste tunisien et directeur du laboratoire de génétique à l’hôpital militaire de Riyad, qui a indiqué que le jeune homme pourra finalement intégrer la faculté de médecine grâce à l’intervention rapide de hauts responsables de l’État. Il a également révélé que Mohamed n’est pas un cas isolé : au moins douze élèves auraient été victimes du même type de manipulation frauduleuse.
« Une action criminelle », selon les termes utilisés par Dr Elghezal, qui a appelé à une enquête sérieuse pour identifier les auteurs du piratage et éviter que ce type de situation ne se reproduise.
Au-delà de l’aspect administratif, l’histoire a ému de nombreux Tunisiens. Orphelin de mère, Mohamed Laabidi poursuivait son parcours scolaire avec détermination, porté par la promesse faite à sa mère de devenir médecin. Touché par son histoire, le Dr Hatem Elghezal s’est personnellement engagé à l’accompagner dans ce parcours. « Nous marcherons avec lui jusqu’à ce qu’il décroche son diplôme de médecin, comme il l’a promis à sa mère », a-t-il écrit dans un message relayé massivement en ligne.
Cet élan de solidarité s’est également exprimé à travers les nombreuses propositions d’aide, notamment de la part de citoyens, d’enseignants et d’avocats prêts à défendre gratuitement le dossier de Mohamed devant la justice.