Programme national de greffe de moelle osseuse : Le ministère de la Santé engage une réforme structurelle

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Lors d’une réunion de travail tenue ce vendredi 20 février au Centre national de greffe de moelle osseuse (CNGMO), et présidée par le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, en présence de l’élite médicale spécialisée en pédiatrie, pharmacie et biologie, une vision stratégique a été tracée pour faire de la Tunisie un leader régional dans ce domaine de haute technicité.
Selon un communiqué publié par le ministère de la Santé, cette nouvelle impulsion se concrétise d’abord par l’adoption d’une feuille de route ambitieuse pour l’allogreffe, visant non seulement à multiplier le nombre d’interventions annuelles mais aussi à réduire drastiquement les délais d’attente pour les patients dont le pronostic vital dépend de cette procédure complexe.
Afin de soutenir cette montée en puissance, le ministère prévoit la création de nouvelles unités de soins intensifs et de chambres de transplantation équipées selon les normes de stérilité et de technologie les plus modernes. Cette modernisation technique s’accompagne d’une réflexion profonde sur la gouvernance du CNGMO. En envisageant un changement de sa nature juridique, les autorités souhaitent offrir à l’établissement une agilité administrative et financière accrue, facilitant ainsi la gestion des ressources humaines et l’approvisionnement en médicaments innovants.
L’excellence médicale ne se limitera plus à un centre unique, puisque le programme prévoit la généralisation progressive de l’autogreffe au sein des services hospitaliers spécialisés sur l’ensemble du territoire. Ce déploiement s’appuiera sur une formation rigoureuse des cadres médicaux et l’harmonisation des protocoles de soins pour garantir une équité d’accès à ces traitements de pointe. En renforçant ainsi ses capacités internes, la Tunisie réaffirme sa souveraineté sanitaire en limitant considérablement les transferts coûteux de patients vers l’étranger. Cette stratégie permet de réaliser des économies substantielles en devises tout en offrant aux citoyens tunisiens l’accès à une médecine d’élite au sein même de leurs structures nationales.

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